Découvrir les côtes bretonnes en 4 jours à faible coût, c’est l’objectif qu’on s’est donné. On s’est donc retrouvé dans notre voiture, tente et sac de couchage dans le coffre à sillonner la Bretagne. On a préparé rapidement un itinéraire général quelques jours à l’avance, l’idée étant qu’une fois sur place, on se laisse guider par le vent.

La tendinite au genou de Patty nous empêchait de beaucoup marcher. Mais c’est un mal pour un bien, ça nous a évité de trop trainer et au final, on a pu voir beaucoup plus d’endroit qu’on ne le pensait.

 

Jour 1.

Mont Saint Michel – Départ difficile à 3h du matin pour arriver à 10h à notre première destination. On est pas à proprement parlé en Bretagne mais difficile de ne pas s’y arrêter quand on passe dans le coin. Malheureusement, beaucoup de travaux sur le Mont Saint Michel entravaient la magnifique vue qu’il offre

Saint Malo – Notre première véritable halte bretonne, alors on commence directement dans le vif du sujet en se permettant un arrêt dans une merveilleuse crêperie pour midi. On flâne dans les rues de l’intra muros et on profite de la marée basse, seule occasion, pour approcher le fort national. Mais, comme au Mont Saint Michel, la moindre visite est payante.

Pleubian – Petit village qui abrite le sillon de Talbert, banc de sable de 3km. C’est ici qu’on bâtira notre premier bivouac, face au sillon.

On installera notre bivouac ici, avec vue sur le Sillon de Talbert.

On installera notre bivouac ici, avec vue sur le Sillon de Talbert.

Jour 2.

Plougrescant – La première nuit fût courte, il faut dire qu’on ne s’est pas encore habitué au magnifique confort qu’offre notre tente premier prix. On repart donc sur les routes à l’aube, direction Plougrescant, village plein de charme auquel je consacre un article.

Ploumanach – On repart vers l’ouest pour la conquête de la côte de granit rose. Le temps n’est pas au rendez-vous mais un peu de pluie ne peut gâcher le spectacle. Des roches rosées aux formes arrondies semblent être posées là, de manière aléatoire, tenant les unes aux autres dans un équilibre douteux. Ce sont en fait des bulles de magma remontées à la surface il y a des années de cela.

Morlaix – Ville encastrée dans une vallée, Morlaix s’étend toute en longueur. Son paysage est marqué par son architecture médiévale et par la traversée d’un viaduc en granit. A travers ses ruelles étroites, on découvre une ville charmante avec toute son histoire.

La presqu’ile de Crozon – Direction le bout du Finistère pour Crozon et sa presqu’île. Je consacre également un article tout particulièrement à cet endroit.

La côte de granit rose à Ploumanach.

La côte de granit rose à Ploumanach.

Jour 3.

Pointe du Raz – Ce bras de terre tenant tête aux fureurs de l’océan offre un panorama exceptionnel avec non loin de là, le phare de la vielle sur le minuscule îlot de Thevennec. Beaucoup le disent, et une quand on est sur place, on ne peut penser autrement, ici, on est au bout du monde.

Concarneau – Bâtie sur un ilot, la ville close de Concarneau n’était accessible uniquement en marée basse mais depuis des ponts furent construits ce qui permet son accès toute la journée. Contrairement à Saint Malo, on n’a pas besoin de sortir systématiquement le porte monnaie pour découvrir un peu plus ses fortifications, ce qui est fort plaisant !

Pont Aven – Attiré par la renommé des biscuits de Pont Aven, on s’est permis une petite halte pour faire parler notre gourmandise. Dans ses rues, alternent les magasins de biscuits avec les galeries d’art, ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme la cité des peintres. Il faut dire que c’est une petite ville très pittoresque et pleine de charme. Amateur d’art se sentiront à leurs aises.

La pointe du raz avec le phare de la vielle.

La pointe du raz avec le phare de la vielle.

Jour 4.

Presqu’île de Quiberon – On s’est trouvé un petit camping sur Quiberon pour y passer la nuit histoire de profiter d’une bonne douche. Cette presqu’île sur trouve totalement au sud et s’étire sur une dizaine de kilomètre. Elle est reliée à la Bretagne uniquement par un banc de sable où l’on a construit une route permettant aisément son accès. On profite de la côte est pour savourer les derniers instants du levé de soleil. Plage au sable blanc, port, côte sauvage, présence de mégalithiques, cette presqu’île est pleine de surprise par ses différents visages.

Carnac – Arrêt rapide sur Carnac et son fameux alignement des menhirs, de vastes champs regroupent de nombreux mégalithiques (près de 3000 !) datant du néolitique. Mais on se retrouve face à des champs grillagés et en haute saison, on ne peut espérer approcher ces dolmens et menhirs seulement accompagné par un guide.

Trinité-sur-mer – Un peu déçu par Carnac, on décide de se rabattre sur la Trinité sur mer, ville maritime avec un magnifique port de plaisance. On reste sur le port à regarder les bateaux et notamment au niveau de la capitainerie où sont amarrés catamarans et trimarans de renom.

Côte sauvage de Quiberon – De retour sur la presqu’île, on décide de se poser sur la côte sauvage, exposée ouest, pour jouir de son couché de soleil. On aménage le coffre de ma spacieuse Micra pour qu’il puisse nous accueillir pour la nuit et c’est recroquevillé dans le confort 4 étoiles de notre couchette qu’on s’endort tant bien que mal avec les derniers rayons embrassés du couché de soleil.

Les alignements de mégalithiques sur Carnac.

Les alignements de mégalithiques sur Carnac.

Jour 5.

Bono – Dernière nuit courte car réveillé à 4h du matin par un accident. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer et après l’intervention des secours, on décide donc de prendre le chemin du retour. On s’arrête une dernière fois en chemin pour découvrir le cimetière de bateaux de Bono alors que le soleil vient à peine de se lever.

Le cimetière de bateaux où règne une ambiance étrange.

Le cimetière de bateaux où règne une ambiance étrange.

Pour combien on s’en est tiré ?

Coté hébergement, on en a eu pour 30 euros à 2. Sur les 4 nuits, on en a passé deux en camping.

Coté voiture, moins de 150 euros pour l’essence. Un avantage de la Bretagne est l’absence de péage. Par contre, bien pensez que plus l’endroit où vous vous arrêtez est touristique, plus ils se font plaisir sur le parking. Ca peut être des frais évitables en échange d’un peu de marche en plus.

Coté repas, on va dire 20 euros par jour.

Ça nous fait un total d’environ 250 euros pour deux personnes, tout compris, pour sillonner les côtes bretonnes en 4 jours.

Vue de notre couchette de fortune le dernier soir.

Vue de notre couchette de fortune le dernier soir.

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2 Réponses

  1. Sarah

    Si tu as l’occasion de retourner en Bretagne Nord, je te conseille Cancale, entre Saint-Malo et le Mont Saint-Michel et surtout un arrêt à la Pointe du Grouin, les couleurs de la mer sont dingues !

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    • Charly

      Oui, j’ai vu quelques photos de la pointe de Grouin et ça donne vraiment envie! En tout cas, il n’y a aucun doute que l’avenir me ramènera en Bretagne…

      Répondre

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