A Madagascar, les taxis sont une vraie institution en soi !
Ils arrivent toujours à étonner et à surprendre. On pourrait croire qu’après plusieurs années à Madagascar, on s’habitue. Mais je ne crois pas.
A la limite, on s’habitue à être étonné, c’est tout.

A première vue, on penserait que nos vielles 2Cv, R5 ou 4L viennent à Madagascar pour mourir mais je suis plutôt d’avis qu’elles viennent ici pour revivre et se trouver une deuxième vie. Alors qu’en France, elle seront surement dans le jardin de Pépé en train de rouiller et de servir de ruche aux guêpes du coin, ici, elles continuent à gravir les pentes accidentées de la capitale.

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A Madagascar, ne vous attendez pas à trouver un compteur pour définir le prix de la course, mais c’est à négocier avant de monter à bord. En général, le prix dépendra autant de la distance, que du dénivelé,  de l’heure de la journée, du degré d’embouteillage, de votre capacité à marchander et même de votre couleur de peau ! Beaucoup de critère sont donc en jeu.

Le marchandage entre le chauffeur de taxi et son potentiel client est tout autant un combat pour savoir à qui la course sera le plus profitable mais aussi et surtout une véritable tradition. Le taxi donnera de toute façon un prix un peu plus haut, sachant par avance qu’il sera négocié. Parce que oui, négocier, c’est avant tout un plaisir.

Après je pense que dans le savoir vivre du bon négociateur, il faut à la fois, éviter de négocier quelques centimes d’euros comme des bourrins et à la fois, éviter de se faire pigeonner par le chauffeur. Le mieux est de demander par avance le prix « correct » à quelqu’un de confiance pour être sur de ne pas se faire entuber par un chauffeur de taxi profitant de votre ignorance et également pour ainsi savoir arrêter le marchandage quand il le faut.

Quant à l’adresse à donner au chauffeur, il n’y a pas d’adresse ordonnée avec N° de maison et nom de la rue. Ici, on donne tout d’abord le nom du quartier et si votre destination n’est pas un établissement connu, il vaut mieux donné des points de repère: près de l’église, à côté de l’hôtel untel, en face de l’arrêt de bus ect… Sinon, guidez carrément le chauffeur !

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A Antananarivo, de jour, comme de nuit, il n’est pas difficile de se trouver un taxi, surtout en centre ville. Facilement reconnaissable par leur couleur beige (le code couleur peut changer dans d’autres villes), on ne peut pas les louper. Et quand bien même, dans le cas contraire, c’est eux qui ne vous louperont pas avec un petit « taxi madame/monsieur? » ou coup de klaxon de leur part pour se faire remarquer.
Il faut savoir aussi que pour le moment, le taxi phone n’est toujours pas dans les mœurs, donc si vous vous trouvez dans un endroit un peu reclus de la ville sans numéro de taxi sur vous, et d’autant plus la nuit, dommage… Et bon courage !

Il est brai que bien souvent, les taxis sont des vielles breloques qui semblent tomber en pièce.
Je me souviens de ce taxi avec un trou dans son plancher. Celui qui ne peut pas s’arrêter à défaut de caler ou celui qui peine à monter sa pente. Il y a ce chauffeur de taxi qui doit pousser sa voiture pour la faire démarrer et il y a celui qui a son réservoir d’essence dans un bidon, entre ses jambes.

Mais quoiqu’ils en soient, on fini toujours par arriver à destination.
Enfin, presque toujours.

 

 

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4 Réponses

  1. Janet

    Ah ah ah, je vois…Chez nous, en Algérie, les taxis sont jaunes, le compteur pour le prix de la course n’existe pas non plus. Pour ce qui est des n° de maison et de rue, un peu pareil, mieux vaut connaître un endroit…connu!!! Bonne journée et bonne continuation à Madagascar…

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