C’est en France que j’écris ce nouvel Madagascar au quotidien, une manière de clore ma première année d’expatriation sur l’île rouge et bien entendu de retracer ces derniers mois dans le pays.

Je tenais déjà à donner des nouvelles de mes voisins. La dernière fois, je vous avez parlé de la naissance de la petite dernière, Liantsoa. Bien que l’accouchement, je le rappelle, ait eu lieu dans leur petite case sans aucune aide médicale quelqu’il soit, trois mois plus tard, la mère et la petite vont bien. Il n’y a, fort heureusement, eu aucune complication et les deux se portent aujourd’hui très bien.

Depuis la dernière fois nous avons donc quitté la brousse et on a doucement retrouvé la civilisation. J’ai confié mon petit chat à un collègue (et ami) qui s’occupera de lui jusqu’à mon (éventuel) retour au village. J’ai donc quitté cette brousse qui m’a accueillit pendant 8 mois avec un petit pincement au cœur. Je ne sais pas encore de quoi l’avenir sera fait et si mes pas m’y reconduiront l’année prochaine ou pas. Aujourd’hui, je regarde vers l’avant et je pense aux nouvelles découvertes qui m’attendent.

morondava_journal_evasion

Avant de regagner la capitale, je me suis arrêté une semaine sur la côte ouest à Morondava où j’ai pu profiter de la mer sans modération. J’ai apprécié le calme de la ville qui m’a permit de faire le plein des batteries. A ce moment là, la ville souffrait de nombreuse coupures d’eau et d’électricité et je ne compte plus le nombre de fois qu’il a fallu aller puiser l’eau du puit pour une petite douche fraiche à la lueur de la bougie.

J’ai fait ensuite une courte halte à Antananarivo. L’approche de Noël se fait sentir par le monde sur les routes et dans les rues. La saison des pluies commence doucement et souvent le soir, l’orage gronde avec son lot de délestage.

Mais j’ai vite embarqué pour Tamatave, sur la côte Est. Le séjour fut bien trop court pour découvrir la ville et y déceler ses petits trésors car rapidement j’ai pris la route pour Sainte Marie où je suis restée une semaine. Ce fut des vacances formidables. Riche en histoire, j’ai retracé l’époque coloniale de l’île et marché dans les pas des pirates. J’ai profité de ses plages paradisiaques, j’ai craqué pour une cabane dans les arbres, et découvert les îles et îlots qui l’entourent.
J’ai aussi fait la connaissance avec un guide local qui a expliqué le combat quotidien pour faire vivre sa famille et l’importance du tourisme dans leur survie. J’ai passé deux jours à ses côtés et nous avons traversé l’île de long en large. Mais j’y reviendrais prochainement.

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Le retour à la capitale fut mouvementé. La bateau partait à 6h du matin pour rejoindre la grande terre, puis de nouveau un bus pour retrouver la ville de Tamatave sur les coups de midi.
J’ai pu tout de suite trouver un taxi brousse pour la capitale. Il faut savoir que la RN2 reliant ses deux villes est plutôt sinueuse, si ce n’est pas dire dangereux. Une partie du trajet s’est déroulée la nuit sous une trombe de pluie avec un chauffeur bien trop sûr de lui et des feux plutôt capricieux. Lancé sur la route humide, mon cœur faisant un tour sur lui-même quand, les phares du taxi brousse s’éteignant, nous plongeaient dans le noir de la nuit.
Arrivé à la capitale, je glissais un petit billet pour le chauffeur qui me dépose juste devant chez moi. Les 18h de voyage commençait à tirer un peu.
Il est 23h, il pleut toujours autant, je passe la porte de chez moi avec un certain soulagement.

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7 Réponses

  1. Vaissaud

    J’aime ta lucidité sur ce que tu vis, j’aimais rien pour rien. Il te reste toujours quelque chose même… et toujours de belles photos. Tu capes le monde autour de toi.

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  2. Em

    J’aime beaucoup cette rubrique, tu nous transporte avec toi le long de ce périple… Profite bien du retour en France (et des croissants chauds) 😉

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  3. Holy

    Les routes de Madagascar !!!!! Au secours 🙂 !!! J’espère que tu es bien rentrée (et que tu as retrouvé une bonne baguette !!!). Merci de m’avoir fait voyager à travers tes photos 🙂

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  4. Augoyard colette

    je frémis en pensant au retour sur tana en taxi brousse, frayeur garantie …………….

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    • Charly

      Moi aussi je frémis encore rien qu’à y penser. Combien de fois il doublait sans visibilité et il finissait par se rabattre en urgence parce qu’une voiture arrivait en face ! =S Mais après coup, ça reste un très bon souvenir.

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