Depuis le dernier Madagascar au Quotidien, le rythme tortueux de Madagascar et particulièrement d’Antananarivo continue son chemin. Un nouveau président a été élu dans le plus grand calme. Fini le duel des Oranges contre les Rouges, le « 2009 returns« . Andry Rajoelina prend le pouvoir légalement cette fois contre son meilleur ennemi Marc Ravalomanana. Ce dernier, très fair play a salué la victoire de son opposant. Enfin, le pays peut il oser espérer une accalmie politique.
Depuis ?

A peine sur le trône, déjà le président doit faire face aux caprices de mer nature. Les pluies, qui ont fragilisé la haute ville d’Antananarivo ont provoqué plusieurs éboulement faisant une dizaine de morts depuis le début de l’année. Tandis que sur les hauteurs, les glissements de terrain sont le cauchemars des habitants, en bas, on subit la montée des eaux. Les évacuations d’eau mal pensées, bouchées par des ordures, ont provoqué de grosses inondations en quelques heures seulement.

Quoi d’autre ? Sous fond de lutte anti corruption, il y a eu quelques prisonniers politiques dont des conseillers de l’ancien président. Des ordres « d’en haut » dit on.  La rougeole a fait un bon nombre de victime. Les kidnapping continuent malgré quelques arrestations de surfaces. Les braquages vont de bon train. Les embouteillages interminables.
Finalement après les quelques mois où le pays avait la tête dans les élections, la vie reprend son cours. Ou plutôt, elle n’avait jamais cessée.

Le Premier Ministre impose une nouvelle loi interdisant aux convois ministérielles d’utiliser les gyrophares et oblige de respecter le code de la route. Le message étant qu’un ministre est un citoyen comme un autre et qu’il doit subir les joies de la circulation à Tana comme n’importe qui d’autre. Loi qui remet, malgré elle, en lumière d’incident d’Ivandry où deux enfants des rues furent renversé par l’escorte du 1er ministre lui même alors qu’il roulait en sens interdit.

Le gouvernement ordonne des patrouilles dans les rues pour calmer d’insécurité la nuit. Mais pour que ces patrouilles soient efficaces, faut il encore que les bandits ne soient pas des policiers eux même et aux vues des dernières informations, du nettoyage dans les rangs reste encore à faire.

Bref. Des mesures commencent à émerger portant l’important serait d’en voir les résultats.

mantasoa_lodge_madagascar

Mais la vie à Madagascar est bien loin d’être toute noire. Parmi cette première couche de crasse, quelques étincelles en jaillissent.

Ces dernières semaines, j’ai rencontré Elia, une femme courageuse à la tête d’une association venant en aide aux personnes handicapées dont je consacrerais un article sous peu.

J’ai enfin découvert Mantasoa le temps d’un Week-end où j’ai dégusté une bonne fondue savoyarde. Qui l’eut cru qu’en pleine brousse des hauts-plateaux j’aurais pu renouer avec la gastronomie savoyarde !

Mais surtout j’ai pu rencontré Mathieu, le petit garçon que je parraine par l’intermédiaire de l’association Fihavanana. Et ce fut un joli cadeau de fin d’année.
Merci Soeur Annama.

 

 

 

A propos de l'auteur

Une réponse

  1. Irène

    Je suis passée rapidement à Mantasoa aussi (mais dans une chambre d’hôte, c’est vachement cher là bas j’avais trouvé ! (bon aussi parce que j’étais partie avec un budget réduit). Merci pour tes récits que je lis toujours avec beaucoup d’intérêt

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