Il était temps que je revienne à un Madagascar au quotidien. J’aime ce moment d’écriture où il suffit de laisser vagabonder mon esprit par la fenêtre et de revenir sur les derniers sujets qui s’impose de manière spontanée.

Il serait difficile de parler en profondeur de tous les sujets qui ont marqué mon quotidien à Madagascar depuis le dernier article. Je me souviens de l’arrivé du Pape. D’une pseudo pénurie d’essence qui a paniqué toute la capitale. Du premier cyclone de la saison des pluies qui a inquiété le nord de l’île. De l’ouverture de KFC, premier fast food à s’installer au pays et son inauguration en présence du président de la république en personne. Et surtout de la CAN 2019 et du phénomène Barea.

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Le football, un sport qui peut unir tout un peuple.

La CAN 2019 a marqué un vrai tournant dans le football malagasy et dans la fierté nationale. On entend souvent dire que le Foot rassemble. L’équipe de foot des Barea l’ont une nouvelle fois prouvé. Arrivés jusqu’en quart de finale de la CAN en Juillet 2019, ils ont su éveillé un véritable élan de fierté chez tout le peuple malagasy. Le retour au pays de l’équipe fut d’une festivité sans nom. La foule inondait les rues, les stickers « Alefa Barea » étaient sur chaque mur, chaque poteau, chaque voiture. Les festivités étaient telles qu’elles rivalisent amplement à celle des Champs Elysées un an plus tôt.

Les mois ont passé et la passion qu’a éveillé les Barea reste toujours vive. Depuis, à chaque nouveau match, la foule ressort dans les rues célébrer le parcours de leur équipe national. A chaque but, les cris résonnent, les klaxons envahissent les rues, une incroyable ferveur s’empare du peuple malagasy. Et à chaque retour au pays de l’équipe un véritable triomphe est offert aux joueurs.

Alefa Barea !

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Quand la magie de Noël s’installe.

A Madagascar, Noël se passe sous le soleil. Les « bazars de Noël » s’installent dans tous les quartiers. Les vendeurs des rues ajoutent quelques guirlandes à leurs étendages. Les embouteillages n’en finissent plus à Antananarivo.
Cette année pourtant, une nouveauté donne un nouveau souffle aux festivités. Un budget a été accordé aux ddécorations de Noël et le quartier d’Antaninarenina s’est retrouvé illuminé de milles feux. Bien que cette nouveauté fut longuement discutée par certain remettant en cause les priorités du gouvernement dans un pays souffrant de la pauvreté, elle fut également félicitée par d’autres. Une grande scène fut également installée et tous les soirs, des concerts étaient données. Le premier soir, le président fit une marche depuis son palais présidentiel afin d’inaugurer les festivités. Antaninarenina se retrouvait alors noir de monde face à la foule venu admirer les lumières et assister aux spectacles.
Poudre aux yeux ou non, la magie de Noël semblaient être au rendez vous.

La saison des pluies avancent plutôt calmement cette année. La peste qui revenait chaque année est absente des journaux. A moins qu’elle soit passée sous silence, cela est plutôt une bonne nouvelle.

Dans moins d’un mois, je rentre en France pour un mois de vacance. Je me rend compte alors que 4 ans ce sont écoulés depuis mon dernier retour en France. Je me demande où sont passé ses 4 années et je suis étonnée de voir à quel point le temps que s’envoler aussi vite…

 

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