L’année 2015 a déjà vu son premier mois s’écouler, tous le monde a déjà fait leurs bilans 2014. D’ailleurs, on ne parle déjà plus de 2014. Pourtant, je tenais revenir sur les films de cette année passée. J’aurais pu utiliser la révélation des nominations aux oscars pour que mon article soit cohérent avec l’actualité. Mais de grands changements personnels m’ont fait prendre trop de retard pour que je puisse rattraper les news d’Hollywood au passage.
2014 a été une année relativement riche et le cinéma a, par conséquent, difficilement trouvé sa place. Pourtant, autant que possible, j’ai essayé de me tenir informé et de découvrir ce qu’il avait à offrir.

Films 2014 Real

Alors, 2014, ce sont des noms qui ont prouvé plus d’une fois leurs talents. Wes Anderson nous entraine à travers les couloirs de son hôtel, dans un tourbillon parfaitement structuré de pâtisserie et de couleurs saturées. Christopher Nolan tente de sauvegarder notre espèce avec une mission dans l’espace. David Fincher nous parle d’enlèvement et de manipulation. Steve Mc Queen nous entraine en 1841 sur les traces de l’esclavage. Lars Von Tiers ose la fellation, la masturbation et la nymphomanie. Alors que Woody Allen apporte un peu de légèreté, d’espoir et de magie dans le sud de la France.

2014 Films Real 2

Mais 2014, ce sont aussi des noms peu connus mis sur le devant de la scène. La grande star semble être Xavier Dolan (l’une de mes grosses lacunes) avec ses deux long-métrages, Tom à la ferme, un thriller à l’ambiance pesante et le fameux Mommy acclamé par la critique. Pendant ce temps, Jean Marc Vallée perce le grand écran à coup d’aiguille, Richard Linklater regarde le temps qui passe et Jonathan Glazer nous présente un bonhomme de l’espace à la plastique de Scarlett Johansson.

Films 2014

A côté de ça, on a eu le droit à une petite poigné de Marvel, le deuxième opus de Captain America et de The Amazing Siper-man et le dernier X-men. Du Marvel qui fait du Marvel, sans aucune grande surprise ou renouveau malgré les petits derniers des Gardiens de la Galaxie.
L’animation m’a ravie avec l’excellent Dragons 2, le très attendu Astérix et le domaine des Dieux et le décalé la Grande Aventure Lego. Les studios Ghibli nous gâtent avec l’ultime Miyazaki tant désiré et le très bon Conte de la princesse Kaguya.
Et, cette année encore, le cinéma français ne m’a pas enflammé. Alors que Supercondriaque et Qu’est ce qu’on a fait aux bons dieux ? font la une des émissions de France télévision, on passe beaucoup plus discrètement sur des films qui mériteraient un peu plus d’attention comme Les combattants de Thomas Cailley (pour ne citer que lui).

Et dans ce beau bordel, si je devais ne retenir que 10 films, les voici:

 

1. Her de Spike Jonze.

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Her, c’est pénétrer dans l’intime. C’est entrer dans la valse des sentiments. C’est rencontrer la solitude dans un monde constamment interconnecté. C’est de la science fiction qui n’a jamais été autant d’actualité. Her, c’est triste et c’est beau à la fois.

 

2. La vie rêvée de Walter Mitty de Ben Stiller.

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Walter Mitty est une jolie injection de bonne humeur et d’espoir. Avec ces paysages dignes des plus belles cartes postales, Ben Stiller a décidé de nous vendre du rêve. Et on peut dire que ça marche plutôt bien, on en sort béat, le sourire niais, la bave qui coule au coin de la bouche en pensant que le monde entier s’ouvre à nous.

 

3. Gone Girl de David Fincher.

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Quand Fincher s’attaque au triller, on sait que cette affaire d’enlèvement sera plus compliquée que ne le montre les apparences. Alors on reste sur nos gardes mais avant même qu’on puisse s’en rendre compte, nous voilà complètement happé par la scénario, entrainé par une ambiance étouffante.

 

4. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson.

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L’hôtel de notre bon vieux Gustave, c’est comme un énorme gâteau à la crème pâtissière. Ce fameux gâteau que l’on voit que derrière une vitrine. Celui où l’on soupçonne un excès de sucre et de colorant mais que finalement, tout est si bien maitrisé qu’on finit par le dévorer sans retenue.

5. Dragons 2 de Dean Deblois.

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On oublie tout. On fait un bond des années en arrière. Nous voilà, devant la télé, notre gouter à la main et nos yeux d’enfant devant une animation ravivant les dragons. Oh, c’est sur, on jouera à Dragon demain dans la cours de l’école, et j’espère que c’est moi qui aura la Furie Nocturne !

 

6. Dallas Buyers Club de Jean Marc Vallée.

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Retrouver Matthew McConaughey amaigri sous la maladie en parfait gros enfoiré peut à lui tout seul nous pousser à se caler devant le film. Mais tout l’intérêt se porte sur Ron Woodroof, texan abimé par tous les excès et se découvrant séropositif, sur son combat pour l’accès aux soins mais aussi sur une lutte bien plus intimiste.

7. Le conte de la princesse Kaguya de Isao Takahata.

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Pour un coup de crayon simple mais envoutant. Pour une petite fille énigmatique mais pleine de vie. Pour une légende douce mais tragique.

8. Le vent se lève de Hayao Miyazaki.

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Le vent se lève ne fait pas que se détacher du reste de la filmographie de Miyazaki, il clôt sa carrière, il faut tenter de vivre. Ici, on est loin de la fantaisie, des montres ou de la magie comme il a pu nous habitué. Mais cette féérie apparait sous une autre forme, plus détournée et plus subtile.

9. Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch.

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Aussi loin que je ne m’en rappelle, j’ai toujours trouvé une certaine fascination pour le mythe des vampires et quand Jarmush décide d’en partager sa vision plus moderne et plus romantique, c’est alléchant. Only Lovers Letf Alive est un film lent et contemplatif. A l’instar d’Adam, on a l’impression d’être perdu dans les méandres du temps, attendant une fin qui ne viendra jamais.

10. Boyhood de Richard Linklater.

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Dans un films, il y a le fond et la forme. Quand ces deux aspects sont bien ficelés, nous, simples spectateurs, nous prenons clairement notre pied. Et c’est bien la dessus que je veux poser le doigt. Boyhood est innovant. Le concept de Linklater est de retranscrire la vie d’une famille pendant 12 ans en filmant les mêmes acteurs. Pendant près de 3h de film on voit donc nos personnages vieillir naturellement. Rien a redire sur la forme qui est, pour le coup, assez inédite. Mais à côté de ça, le fond m’a personnellement emmerdé. Malheureusement, pour moi, l’originalité n’a pas été assez puissante pour effacer la faiblesse du scénario. Malgré ça, Boyhood reste un film à retenir pour cette année.

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Une réponse

  1. Marie Kléber

    Belle rétrospective Charly. Moi qui ne pouvait pas passer une semaine sans aller au cinéma, j’ai du ralentir la cadence cette année et bien entendu de nombreux films sont passés à l’attrap. Par contre, je trouve en effet que Les Combattants (que j’ai vu et aimé) a été passé sous silence, alors même que le film en valait la peine, que le jeu des jeunes acteurs est émouvant et bouleversant. J’espère me rattraper en 2015!

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