Après 8 mois de boulot en brousse et habitué du calme de la campagne, nous n’étions guère motivés à retrouver le capharnaüm de la capitale d’Antananarivo. Morondava s’est trouvé sur notre chemin et s’est avéré être un très bon lieu de transition. Nous avons donc posé nos bagages pendant une semaine, de quoi retrouver la civilisation sans stress.

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Morondava, qui signifie « longue plage« , est la ville côtière du mora-mora (« tout doucement ») dans la région du Menabe. Elle s’étend tout en longueur avec une unique route principale qui est aujourd’hui en très bon état. Ceci dit en passant: notre première route goudronnée depuis des mois ! Menacée par une mer qui gagne progressivement du terrain, la ville sera surement amenée à disparaitre un jour. En attendant, elle survit notamment grâce à la pêche et au tourisme.

 

Côté visite: Quoi faire ?

– Les plages.

Bon, il était clair que notre objectif premier était de décompresser et de se mettre au rythme de la ville et pour cela, rien de mieux que la mer. La plage de Nosy Kelly est l’incontournable de Morondava. Longeant les hôtels et restaurants, elle reste plutôt bien animée et très agréable. Le soir, elle prend un tout autre visage avec le retour des pêcheurs en pirogue.
Le petit plus insolite: Le long de la plage de Nosy Kelly, une parcelle de mer serait hantée. On raconte que la mer deviendrait dangereuse si une personne ayant l’habitude de manger du porc ou du chat s’y baigne. A Morondava ces deux viandes étant fady, un « démon » se déchainerait sur ceux qui bravent cet interdit.
Mais les sauvages que nous sommes avons particulièrement apprécié la plage désertique de Kimony. Un peu à l’écart, accessible par une piste capricieuse et un vieil hôtel abandonné en guise de bienvenue. Il n’y a rien, ni personne mais c’est pour ça qu’on est là non ?

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– Le centre ville.

Le calme de la ville est appréciable et, qui plus est, sans risque d’insécurité. L’architecture coloniale s’allie aux cabanes gasy et participe au charme de Morondava. Flâner le long de l’avenue de l’Indépendance, parcourant les marchés colorées et ses odeurs, se laissant tenter par un beignet ou une glace de temps en temps, jamais on s’en lasse !

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– Allée des Baobabs.

Le site est presque un passage obligé pour tout curieux s’arrêtant à Morondava et est à seulement 15km de la ville.

Voir: Immuable baobab et rencontre éphémère.

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– Presque île de Betonia.

Nous l’avions gardé pour notre dernier jour à Morondava. Betonia est accessible par pirogue pour 2000ar (moins d’un euros). Mais à la dernière minute, nous avons finalement opté pour un guide local, l’idéal pour ne rien louper et apprendre quelques infos intéressantes au passage. A bord de sa pirogue, il nous fit faire un détour dépaysant à travers les mangroves, avant de nous emmener sur l’île. Plus grande qu’elle n’y parait, elle abrite un joli village de pêcheur où est fabriquée une bonne partie des boutres.

Côté transport : Comment se déplacer ?

Bien que la ville ne soit pas très grande et qu’on peut aisément se la faire à pied, elle est plutôt bien desservie niveau transport. Les bus (ou taxi-be) parcourt la ville pour quelques centaines d’ariary la place (soit quelques centimes d’euros). Les cyclo-pousses et les tuk-tuks qui font leurs lois sur la route factureront la course pas plus qu’1 ou 2 euros. Puis arrivent les taxis (ceci dit, bien moins nombreux que les tuk-tuks) qui ont l’avantage de pouvoir s’éloigner un peu de la ville (voir même avec la possibilité d’aller jusqu’à l’allée des baobabs).
Et bien sur, pour les plus gros budgets, il y a aussi des locations de motos et de quad.

 

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Côté sakafo: Où manger ?

Au Sam Suffit, petit restaurant plein de charme à l’écart de la rue principale. Il a su complètement nous charmer avec sa petite terrasse. La carte offre pas mal de choix, principalement des plats gasy et la cuisine est succulente.

A l’Oasis pour une ambiance reggae, où l’on partage punchs-coco et rhum arrangé. Mais pas que… Sur les murs, Bob Marley est roi. Musique traditionnelle et reggae au programme presque chaque soir. Dans l’air, l’odeur particulière se dégageant des cigarettes roulées finit par te mettre dans l’ambiance. Petit plus pour le patron Jean Le Rasta qui est quelqu’un d’extra et de chaleureux.

Dans une gargote, obviously ! Et comme de partout à Madagascar, il y a le choix! Les pieds dans le sable, la poule entre les jambes ou entre 4 murs en vieux bois, il y a de quoi trouver chaussure à son pied pour un plat à seulement 5000ar (soit 1.60 euros). Manger petit budget, manger traditionnel, finalement, il n’y a rien de mieux.

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 Retour sur Antananarivo:

Après une semaine à vivre au rythme de la plage, des gargotes et des bars, nous avons finit par rentrer sur Antananarivo. Des taxis brousse partent tous les jours pour la capitale à 40 000 ar (env. 12€) la place pour environ 14h de route.

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7 Réponses

    • Charly

      Oui, un bien long voyage mais avec des pauses régulières et une route parfois pas en excellente état qui allongent un peu le temps de trajet. Pourtant, paradoxalement, ces 14h sont bien loin d’être désagréables ! 😉

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