Lundi 23 Mars, 11h.
Avec le contexte mondial du Covid-19, je profite du nouveau Madagascar au quotidien pour revenir sur la situation au pays. Alors que l’épidémie s’étendait partout dans le monde, l’état a très rapidement fermé ses frontières aux pays à risques en guise de prévention et le pays n’a encore enregistré aucun cas de coronavirus (si l’on en croit les annonces officielles). Mais depuis quelques jours, tout s’est vite accéléré.

Mardi 17 Mars – Le virus se propage en Afrique jusqu’ici relativement épargné si l’on en croit les chiffres. Les îles aux alentours de Madagascar connaissent également leurs premiers cas. Le président annonce la fermeture des frontières le 20 Mars, laissant alors encore quelques jours à tous de rentrer chez eux.

Il confirme que les produits de 1ere nécessité sont en suffisante quantité et qu’aucune pénurie ne sera à craindre. Voulant éviter que certains commerçants ou grossiste en profite, le gouvernement s’engage aucune augmentation des prix seront acceptés.

Étant une île, la fermeture des frontières permettra le confinement total du pays. Une mesure nécessaire pour protéger au maximum du possible Madagascar de la pandémie. Quand on connait l’état sanitaire du pays, la propagation du Covid-19 peut être vraiment désastreuses. A cela s’ajoute une majorité de la population qui n’a pas les moyens de respecter les règles d’hygiène de base, qui est isolée et donc mal informée.

Comment peut-on envisager qu’une population puisse se laver couramment les mains si elle n’a toujours pas accès a l’eau courante ? Unicef parle de 40% de la population mondiale qui n’ont pas les moyens de se laver les mains chez eux.

En attendant les hôpitaux se préparent, soutenu par les ONG tel que l’OMS, mais les places restent bien trop limitées.

L’état essaye d’imposer la quarantaine pour tous les derniers arrivant sur le territoire en leur faisant signer une attestation sur l’honneur qu’ils respecteront la quarantaine. Des hôtels sont également réquisitionnés pour ces quarantaines. La question se pose alors sur la responsabilité de chacun pour respecter cette quarantaine.

Vendredi 20 Mars – Le président annonce officiellement les 3 premiers cas de Covid-19 à Madagascar. Trois cas importés de l’étranger par les derniers vos. Malgré les paroles d’Andry Raoelina qui se veut être le plus rassurant possible, la panique s’est vite emparée du pays. Une foule s’est précipitée dans les pharmacies, magasins et marchés provoquant quelques pénuries journalières. Mais le dimanche, le calme revenu, les magasins purent remplir de nouveaux leurs rayons.

Dimanche 22 Mars – Le confinement est décrété. Malgré tout, les rues sont bondées par les piétons, d’autant que les bus ne circulent plus.
La question se porte alors sur la faisabilité d’un confinement dans un pays où le combat pour la survie est quotidien pour une grande majorité de la population. Comment peut on appeler à rester chez soi quand aucune aide n’est proposée dans ce sens ? Quand les personnes n’ont pas d’autres choix que de sortir travailler ne serais ce que pour avoir de quoi manger pour le soir même, quand l’idée même qu’il y est un lendemain est difficile à concevoir ?

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